Maison-corse

"En ma qualité de président du groupe « Gauche Républicaine » à l’Assemblée de Corse, je me réjouis du lancement des assises du foncier et du logement. Pour la majorité territoriale, il ne s’agit pas d’une énième réflexion sans suite, mais bien de trouver des solutions concrètes aux problèmes de nos concitoyens, en regrettant que l’on ait aussi longtemps négligé cette question.


"Avec mes collègues nous y participerons de manière constructive et sans tabou. Dans cet esprit, nous ferons des propositions tenant à la planification, aux procédures d'urbanisme, à la fiscalité et à la réglementation, y compris en demandant l’adaptation de la loi si nécessaire.

Il appartiendra à chaque sensibilité politique et notamment à la famille nationaliste d’en faire autant. On ne peut pas demander à la majorité de s’engager à étudier toutes les solutions et prétendre en imposer une, en l'occurrence la création d’un statut de résident, toutes les autres étant qualifiées de « mesurettes », en avertissant de surcroît qu’à défaut ces assises seraient un échec.

Je passe sur les menaces à peine voilées d’Edmond Simeoni, hélas relayées par d’autres nationalistes qui se disent également modérés, et qui à mon sens ont terni cette première journée de travail. Il faut mettre définitivement un terme à ces discours d’un autre âge ; rompre avec la violence, c’est arrêter de l’invoquer dans chaque débat, arrêter de s’en servir comme argument de négociation.

Personnellement, je ne suis pas favorable à la création d’un statut de résident Corse pour plusieurs raisons évidentes que j’aurai l’occasion d’exposer ultérieurement. Je considère, en effet, qu’il existe d’autres solutions non discriminatoires, bien plus efficaces et surtout plus praticables, pour résoudre la question de la flambée des prix des résidences secondaires, à commencer par les SCOT et la fiscalité.

Des solutions qui permettront de traiter également les autres problèmes qui me semblent au moins aussi prioritaires : la pénurie de logements sociaux dans certaine territoires, l’indivision, le recul des terres agricoles ou encore l’impossibilité d’accéder à la propriété. Toutes ces questions sont importantes et je souhaite que nous les traitions dans la sérénité, sans arrières pensées, avec la volonté réelle de corriger les injustices sociales et de promouvoir un développement équilibré."