La question juridique posée par résiliation de la convention d’occupation du stade de Furiani aurait pu être l’occasion d’un nouveau départ pour les relations entre la CAB et le SCB.
Il me paraît en effet invraisemblable que les dirigeants des deux organismes continuent à se parler par communiqués de presse alors qu’ils œuvrent avec succès dans la même direction.
De notre côté, avec la Communauté d’Agglomération de Bastia, nous avons investi des sommes considérables pour mettre aux normes le stade Armand Cesari afin de pérenniser ce haut lieu du sport Bastiais et insulaire. Aujourd´hui le stade est homologué pour la ligue 1 avec 17000 places et c’est remarquable pour une petite ville comme la notre.
De son côté le SCB aussi a également réussi son pari. Au plan sportif le club a retrouvé la ligue 1 et au plan de l’organisation, il s’est structuré, a gagné en professionnalisme et en rigueur.
Et comme un succès ne vient jamais seul le Cercle Athlétique Bastiais, l’autre club de football Bastiais vient également d’accéder au haut niveau.
Ces évolutions positives se sont faites dans la difficulté car la CAB et le SCB n’ont jamais réussi à instaurer un dialogue apaisé.
En tant qu’élu de la CAB je défends le caractère public du stade construit avec l’argent du contribuable et la nécessité de faire payer une redevance au SCB. Mais je comprends également le SCB qui revendique non moins légitimement un droit d’utilisation compatible avec le sport de haut niveau et ses exigences financières.
Ces impératifs sont-ils inconciliables ? Je ne le crois pas.
Je crois au contraire que des solutions existent pour peu que l’on veuille se mettre autour de la table avec la volonté de les trouver ensemble.
C’est le sens de mon intervention du 23 mars lors de la réunion du Conseil Communautaire.