Bastia2005 Alors qu’une grande partie des mesures gouvernementales entrant dans la « révision générale des politiques publiques » a déjà été mise en œuvre en Corse comme dans l’ensemble du pays, on nous annonce comme un grand succès le maintien des deux Chambres de Commerce et d’Industrie de Corse pourtant promises à la fusion.

Claude Guéant lui-même, le secrétaire général de la présidence de la République, s’y serait employé.

Je ne suis pas le dernier à me réjouir qu’un petit coup d’arrêt ait été donné à cette politique si néfaste pour la Corse en général et pour Bastia en particulier. Car sous couvert de rationalisation de l’administration, on assiste depuis quelques années à la disparition méthodique de pans entiers de service public qui sont transférés au privé et ce mouvement, on le voit bien, se fait souvent au détriment de Bastia.

Mais jusqu’où peut-on se réjouir quand on sait que, pour une fois, la fusion devait se faire au profit de Bastia ?

Jusqu’en octobre dernier la mesure semblait acquise et chacun était d’accord sur la création d’une CCI régionale à Bastia, reconnaissant ainsi sa primauté économique comme l’a rappelé Claude Guéant " le leadership traditionnel bastiais " et le " nécessaire équilibre territorial à respecter dans l'île ".

Aujourd’hui on s’oriente vers le maintien des deux entités départementales avec une simple mutualisation à Bastia de quelques missions administratives déconnectées du terrain (service juridique, ressources humaines, etc.).

Si je ne suis pas hostile à cette solution, je regrette que les fusions des services publics au bénéfice d’Ajaccio se soient toutes déroulées sans anicroches (EDF, GDF, Poste, Télécom, Etat, …) et que la raison n’ait prévalu que lorsqu’il s’est agit de faire l’inverse.

En tant qu’élu bastiais, je refuse cette rationalisation à sens unique.