Je prends acte avec satisfaction de la décision de la Commision Permanente de l'Assemblée de Corse d'inscire à l'ordre du jour de la session l'examen d'une motion déposée par notre collègue Jean Jacques Panunzi consistant à obtenir une condamnation officielle de la violence.

Cette décision, à laquelle notre groupe s'est associé, m'a amené à adresser un communiqué à la presse dont je publie le texte ci-après.

En effet, si je me réjouis de cette décision, il n'est pas inutile de rappeler que l'année dernière, les mêmes formations politiques avaient refusé d'inscire une motion très voisine que j'avais moi même déposée.

Le renvoi en commission, et l'échec qui s'en est suivi, n'avait pas été le fait de la Commission Permanente mais de la conférence des présidents réunie à ma demande dans des conditions parfaitement conformes au règlement.

Dès lors, je m'interroge sincèrement sur ce qui a déterminé ce changement de position en l'espace d'un an. Si c'est l'interpellation musclée de Manuel Valls tant mieux.

Mais je continuerais à regretter qu'à Droite comme à Gauche, l'on manque à ce point de constance sur des questions aussi fondamentales.

Communiqué de M. François TATTI, Président du groupe Gauche Républicaine à l’Assemblée de Corse

« Avec la recrudescence des assassinats et des attentats, la question de la violence est à nouveau au centre des préoccupations des corses. Dans ce contexte, les élus ont la responsabilité de s'exprimer clairement, en affirmant qu'il n’existe pas de violence tolérable, légitime ou excusable.

Aussi, je me félicite que la commission permanente ait accepté de présenter en séance publique, la motion déposée par Jean Jacques Panunzi proposant à l'Assemblée de Corse de condamner solennellement ces violences.

Notre groupe l'a soutenue mais il tient à rappeler que les mêmes élus, réunis en conférence des présidents l'année dernière, ont majoritairement refusé l'examen d'une motion très voisine déposée par le groupe Gauche Républicaine.

S'il n'est jamais trop tard pour bien faire, il faut néanmoins réaffirmer que, dans ce domaine comme dans bien d'autres, rien ne vaut la constance et la fidélité aux valeurs qui fondent notre société.»