François Tatti - Il faut plus de solidarité entre les maires pour le logement social

Ce mercredi a été présenté en Conseil des Ministres, une nouvelle proposition de loi en faveur du logement social.

C’est un signal fort du président de la république qui s’est engagé pour la construction de 150 000 logements sociaux par an durant son mandat !

Ce projet, dont la presse se fait largement l’écho, a deux objectifs majeurs :

– Un premier lieu renforcer les dispositifs actuels de la LOI SRU (Solidarité Renouvellement Urbain), qui fixe, notamment, un plancher de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 Habitants. Si la loi est adoptée, ce taux passera à 25 %.

– La deuxième proposition consiste pour l’état à dégager le maximum de foncier et de propriété qu’il détient pour inciter les communes à faire, sur le territoire, les logements sociaux qui font manquent à leur population.

A défaut, les amendes, déjà prévues par la loi, qui doivent être payées par les communes qui ne construisent pas de logements sociaux seront multipliées par 5.

Alors que près de 4 millions de personnes sont en situation de « mal logement » en France, c’est un impératif pour chaque décideur public de traiter au fond les questions liées à l’Habitat !

Et particulièrement dans notre île où la pression foncière est forte et où la demande, notamment chez nos jeunes, d’être logés convenablement et à des prix raisonnables est croissante.

Il y a aujourd’hui plus de 7 000 logements sociaux en Haute – Corse, dont plus de 5 000 sur la seule commune de Bastia. Avec plus de 26 % de résidences à vocation sociale, la ville respecte parfaitement le nouveau taux fixé par la loi, et même au-delà !

Quand on sait que plus de 70 % de la population Corse est éligible aux critères d’attribution HLM, et que les prix du foncier ne permettent pas l’accession à la propriété, les élus savent qu’il reste beaucoup à faire.

Elle est révolue désormais l’époque des concentrations des mêmes populations dans les mêmes quarties. Chacun doit avoir la liberté de vivre auprès des siens, dans des conditions dignes. Et c’est pour cette raison qu’il faut rappeler que Bastia ne peut continuer à assumer l’essentiel de la demande sociale de l’agglomération. Les communes du grand Bastia qui ne
respectent pas la loi doivent engager les efforts nécessaires !

C’est une question fondamentale dans la construction d’une région solidaire et équilibrée.