C’est par la presse que j’ai été informé de la décision de la communauté d’agglomération de Bastia avait de refuser à nouveau le stade de Furiani au club d’île Rousse pour les 8e de finale de coupe de France de football.

Cette décision est totalement inappropriée !

Si je comprends les impératifs techniques liés à la pelouse, je considère qu’ils ne sont pas suffisants pour justifier ce refus. C’est un manque de solidarité envers le monde sportif et la population d’un territoire voisin de Haute-Corse et une occasion manquée de partager un fête populaire avec nos amis Balanins.

C’est pourtant un territoire, des femmes et des hommes, dont Bastia a eu besoin et aura encore besoin à l’avenir.

Je n’oublie pas que les élus de Balagne ont répondu présent lorsque je les ai personnellement sollicités pour voter en faveur de l’implantation de la Chambre de Commerce Régionale à Bastia. Leurs voix ont largement contribué à faire basculer le vote de l’Assemblée de Corse en notre faveur.

Aujourd’hui c’est pourtant Ajaccio qui, pour la deuxième fois, les dépanne. Il ne s’agit pas d’une simple question de pelouse, car les problèmes sont les mêmes partout, mais plutôt d’état d’esprit. Et je regrette que la CAB n’ait pas saisi cette occasion pour montrer le visage solidaire des Bastiais.

Les esprits chagrins diront sans doute qu’il ne faut pas mêler la politique à cette affaire de stade. Je crois au contraire que la politique ne s’arrête pas aux portes des assemblées ; la politique c’est avant tout tisser des liens entre les populations et les territoires, et cela passe aussi par le sport et des gestes symboliques d’entraide et d’amitié.
François Tatti